L’ancien responsable de l’attentat antisémite de 1982 sur la rue des Rosiers, Hicham Harb (72 ans), fait aujourd’hui l’objet d’une décision judiciaire majeure. La cour de Paris doit trancher dans ce dossier ancien de près d’un quart de siècle : celui d’un homme extradé par l’Autorité palestinienne en avril dernier.
Selon sa défense, cette extradition a été orchestrée comme opération politique au profit de la reconnaissance française de l’État de Palestine. L’avocate Me Alice Becker a mis en avant les conditions précaires de détention de son client, qui subit deux cancers en rémission et est isolé dans la prison de Fresnes.
En revanche, le parquet général conteste cette interprétation. Il affirme que l’attaque du 9 août 1982, décrite comme « gravissime », a été attribuée au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), une faction dissidente de l’OLP liée à Abou Nidal. Le caractère « politique » de la procédure d’extradition n’est pas établi, selon le parquet.
Hicham Harb devrait comparaître lors du procès de l’attentat, en compagnie de Hazza Taha, soupçonné d’avoir caché des armes sous contrôle judiciaire, et d’Abou Zayed, Norvégien d’origine palestinienne considéré comme tireur. La décision finale pourra marquer le cours du procès historique.














