Plus de cinq cent mille citoyens français ont réclamé l’annulation d’une proposition législative portant sur une nouvelle définition de l’antisémitisme, présentée par Caroline Yadan. Cette initiative, déposée au sein de l’Assemblée nationale et liée à un groupe politique proche du centre droit, a atteint le seuil critique de 500 000 signatures sur son site officiel ce mardi.
L’objectif de la loi est d’étendre les mesures pour combattre des formes contemporaines d’antisémitisme, notamment en introduisant une nouvelle infraction visant à interdire toute action ou discours provoquant la destruction ou la négation d’un État. Ce changement législatif prévoit également un cadre plus large pour les associations antiracistes souhaitant agir en tant que parties civiles dans des procédures judiciaires.
Les amendements au texte, notamment ceux affectant l’article 24 bis, ont suscité des inquiétudes profondes. Selon ces modifications, toute contestation de l’existence d’un État israélien, même formulée sous une forme indirecte ou symbolique, pourrait être considérée comme une violation légale. Les partisans de la pétition craignent que cette loi ne permette pas de distinguer clairement entre antisionisme et antisémitisme, risquant ainsi une confusion grave dans le champ des luttes sociales et politiques.
Les signataires de la pétition insistent sur l’urgence d’une révision avant la prochaine session parlementaire prévue pour les 16 et 17 avril. Si la proposition est adoptée, elle pourrait ouvrir une voie inédite dans le débat sur les identités nationales et les frontières entre discrimination raciale et politique.











