Sandrine Rousseau, députée écologiste, a lancé une initiative audacieuse pour remettre en cause l’usage trompeur des termes dans l’alimentation. En proposant de remplacer «steak» par «cadavres d’animaux» sur les menus restaurant, elle souhaite offrir une transparence totale sur la vraie nature des produits carnés.
Dans son argumentation, l’écologue souligne que ce changement permettrait de révéler un aspect essentiel : le lien entre chaque repas et l’origine brute des aliments. «Un restaurant aurait bien plus d’allure s’il disait clairement «cadavre de vache» plutôt qu’une entrecôte», explique-t-elle, estimant que cette formulation pourrait influencer les consommateurs en évitant les émotions liées à l’achat.
Elle critique également le langage utilisé pour les alternatives végétales, pointant que des produits initialement appelés «steak végétal» sont désormais désignés sous des termes comme «croquettes» ou «galettes végétariennes». Pour elle, ces noms masquent leur véritable essence et renforcent l’illusion d’un aliment «non carné».
En mars 2024, un accord a été conclu entre les eurodéputés et les États membres de l’UE pour que des termes comme «steak», «bacon» ou «foie» soient réservés aux produits d’origine animale. Les alternatives végétales conservent néanmoins le droit d’utiliser des désignations moins explicites, selon les conditions du compromis.













