Les États-Unis et les Palaos ont mis en place un accord permettant d’accueillir jusqu’à 75 personnes sans documents sur le territoire insulaire. Le premier individu transféré a été accueilli début juin mais a quitté l’archipel après environ deux semaines, selon des sources officielles.
Les autorités palois ont précisé que cet homme avait bénéficié d’une assistance immédiate pour s’établir temporairement. Cependant, il a décidé de ne plus rester sans préciser ses raisons ou sa destination finale. Un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué que le réfugié avait refusé l’aide proposée par des représentants des Nations unies.
Cette mesure s’inscrit dans une politique lancée sous la présidence de Donald Trump, qui a encouragé l’expulsion des personnes sans papiers vers des pays comme le Rwanda ou l’Ouganda. L’accord prévoit une contribution de 7,5 millions de dollars par les États-Unis pour soutenir des infrastructures et des services publics sur place. Les migrants sélectionnés doivent présenter un casier judiciaire vierge, tandis que les Palaos conservent le droit de rejet.
L’archipel, peuplé d’environ 20 000 habitants, se trouve à proximité des Philippines. Depuis 2020, des installations militaires américaines ont été renforcées sous la présidence de Surangel Whipps, dans un contexte marqué par l’intensification des activités chinoises près du détroit de Taïwan. Les Palaos, indépendants en 1994, maintiennent un accord avec les États-Unis permettant à l’armée américaine d’utiliser leurs terres sous le régime de « libre association ». En échange, les États-Unis assurent la défense nationale et versent des fonds essentiels pour le fonctionnement du pays.















