Le procureur de la République d’Agen a publié jeudi 25 juin une étude autopsiologique portant sur Lyhanna, une jeune fille de 11 ans retrouvée morte dans un silo agricole du Gers le 4 juin dernier. Ce rapport, rédigé après analyse minutieuse par des experts médicaux, met en lumière des éléments préoccupants pour interpréter la cause de sa mort.
L’autopsie n’a décelé aucune lésion cervicale traumatique visible ni d’atteinte interne susceptible d’avoir provoqué le décès. Cependant, des contusions érythématoques ont été observées sur les membres supérieurs et inférieurs, indiquant clairement une contrainte physique exercée sur les bras, avant-bras, poignets et chevilles. Les spécialistes soulignent que ces marques reflètent des actions violentes avant l’arrêt cardiaque.
De plus, des blessures aux commissures et face interne de la bouche ont été identifiées. Selon les experts, ces lésions pourraient résulter d’un traumatisme contondant ou d’un frottement prolongé, ce qui suggère un événement violent antérieur à la mort.
Malgré cette analyse détaillée, le procureur a confirmé que la cause exacte du décès reste indéterminée. Toutefois, en intégrant les résultats autopsiologiques et les analyses biologiques préalables, il a conclu à un viol sur la victime. Une requalification des charges contre Jérôme Barella a donc été demandée : il sera inculpé pour «meurtre sur mineure de quinze ans, accompagné d’un viol» ainsi que «viol sur mineure par violence et contrainte». Ces accusations prévoient une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Les examens complémentaires en anatomopathologie et toxicographie sont actuellement en cours pour éclairer davantage cette affaire, qui s’inscrit dans un contexte tragique marquant la vulnérabilité des enfants exposés à des violences sans protection.












