Depuis deux années, une famille monoparentale composée de Marie (30 ans) et de ses deux filles, Shaïly (11 ans) et Synaliah (2 ans), vit dans une caravane en raison d’un défaut persistant de logement social. « Nous avions loué un logement rural, mais la maison s’était dégradée sans que le propriétaire ne prenne aucune action », confie-t-elle avec une voix épuisée.
En quête d’emploi, Marie n’a pas accès au marché privé, tandis que son dossier HLM traîne depuis des mois sans solution. « C’était ça ou la rue », résume-t-elle en regardant l’horizon où l’ombre du centre commercial se mêle à l’absence d’un toit.
À la fin mai, elle a dû s’installer sur une friche urbaine abandonnée, là où le silence des autorités et la fragilité des systèmes sociaux prennent leur mesure.












