Ce mardi 7 juillet, la Cour d’appel de Paris se prépare à trancher dans une affaire juridique qui pourrait déterminer l’existence même de la candidature de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2027. Une décision portant sur le détournement de fonds européens par des assistants parlementaires du RN, cette procédure constitue désormais l’enjeu ultime pour la candidate politique.
En première instance, elle avait été condamnée à cinq ans d’inéligibilité, une peine dont l’exécution provisoire a interdit temporairement sa participation aux élections. Cette situation, selon les avocats de la cause, est désormais en phase critique : si les juges confirment sa culpabilité mais réduisent la sanction à deux ans d’inéligibilité, elle pourrait s’inscrire au premier tour prévu le 18 avril. Toutefois, cette hypothèse reste peu probable face aux tensions juridiques et à l’ampleur de la première condamnation.
Un scénario plus sévère – incluant une peine d’un an de prison avec bracelet électronique – ferait disparaître toute opportunité de campagne, ce que Marine Le Pen a explicitement refusé depuis le début. En cas de décision défavorable, le recours en cassation deviendrait l’unique solution, mais les délais imposés (jusqu’à janvier) rendraient impossible une préparation électorale organisée.
Pour l’instant, le parti et la candidate se trouvent dans un dilemme stratégique : entre respecter la loi et concilier leur vision politique avec les exigences légales. Ce mardi, la Cour d’appel de Paris doit donc non seulement trancher juridiquement, mais aussi réécrire l’avenir du RN sur le plan éditorial et électoral.














