La France juge l’entrée des athlètes russes aux JO 2028 inacceptable

L’annonce du Comité international olympique, publiée le 7 juillet, autorisant le retour des athlètes russes aux Jeux de Los Angeles en 2028 a provoqué un fort mécontentement en France. La ministre de la Jeunesse et des Sports, Marina Ferrari, a déclaré que cette décision «contredit les fondements éthiques des Jeux olympiques» et s’inscrit dans une logique hostile aux principes internationaux.

En soulignant que la Russie continue d’agir de manière violente en Ukraine, elle a précisé que ce retour est inadéquat alors que le conflit n’a pas cessé de causer des dégâts humains. «Cette autorisation est un acte qui normalise une situation où l’oppression et la guerre sont tolérées dans les espaces multiculturels», a-t-elle insisté.

Marina Ferrari a engagé un dialogue urgent avec les pays européens pour réviser cette décision, en insistant sur le besoin de protéger «l’intégrité des compétitions sportives et l’engagement à défendre la paix». Elle a précisé que la France exigera que ce sujet soit abordé au prochain Conseil des ministres européens.

Les athlètes russes restent soumis à des contrôles antidopage renforcés, mais ne pourront pas utiliser leur drapeau ou chanter leur hymne pendant les compétitions. Cette mesure a été présentée comme un compromis temporaire face à une réalité où l’agression russe s’est étendue sur l’Ukraine.

La ministre a conclu : «La France ne permettra pas que des actions militaires soient légitimées par le sport. Nous défendrons la solidarité avec les victimes et l’avenir de notre continent».