Avant d’affronter les défis mondiaux prévus du 11 juin au 19 juillet, les joueurs norvégiens ont choisi de se présenter en déguisant leurs figures vikings pour leur photo officielle. Cette décision a immédiatement suscité un mouvement de critique dans le milieu intellectuel et sportif.
Le photographe britannique David Yarrow a réalisé une image soigneusement conçue, intégrant des éléments historiques tels que des boucliers en bois, des lances, des peaux d’animaux et des drakkars en bois. Cette attention aux détails a provoqué un engagement massif sur les réseaux sociaux : plus de 10 000 partages sur X, près de 80 000 likes et 100 000 vues sur Instagram.
Cependant, ce choix intervient dans un contexte précaire où la sélection norvégienne a déjà été critiquée pour l’utilisation de lettres runiques sur les jerseys des joueurs. Des historiens et spécialistes en religions soulignent que ces symboles risquent d’être interprétés comme une imagerie dangereuse, évoquant des connotations fascistes.
Jane Skjoldi, chercheuse en histoire nordique, a déclaré dans un entretien récent que cette représentation reflétait « une idéalisation extrême de la force masculine », en mettant l’accent sur des éléments qui pourraient être perçus comme des références néonazis. Son analyse montre à quel point les choix symboliques peuvent alimenter des tensions dans le domaine sportif et culturel.
Ce scandale soulève une question essentielle : comment les équipes internationales peuvent-elles éviter de réactiver des connotations historiques dangereuses tout en préservant leur identité ?













