Ce jeudi, le parquet de Nîmes a formalisé l’enquête sur le drame du Grau-du-Roi (Gard) en plaçant un jeune homme âgé de 15 ans sous examen pour assassinat après une confession détaillée rapportée lors d’une garde à vue.
Conformément aux informations transmises par la procureure Cécile Gensac, l’adolescent a déclaré avoir agi en raison d’un «besoin profond et irrésistible de causer des dégâts» sur une victime choisie au hasard. Le meurtre, dont les circonstances ont été précisées, a impliqué un dispositif violent : l’utilisation d’une perceuse trouvée dans le matériel familial, des coups de pied et de poing, puis un étranglement brutal.
L’adolescent, qui habitait à proximité du lieu du crime, a expliqué avoir préparé l’agression avec une minutie particulière : il avait caché la perceuse dans un buisson, puis utilisé des gants et un masque avant d’exécuter l’acte en soirée. Selon lui, aucune relation personnelle ou familiale n’avait existé entre lui et la victime.
La magistrate a souligné que le jeune homme, habituellement bon élève et entouré de proches, avait récemment montré des signes d’instabilité émotionnelle. Son environnement familial, marqué par des tensions entre les adultes au cours de l’année écoulée, l’avait isolé de ses demi-frères, neveux et nièces qui lui étaient importants. «Une rupture sentimentale récente a également perturbé son équilibre mental», a précisé la procureure, ajoutant que les parents avaient tenté sans succès d’obtenir un soutien psychologique pour l’aider.
L’enquête s’est conclue par une peine de 20 ans de prison si les experts psychiatres ne trouvent pas de responsabilité pénale chez le jeune homme. «Il n’existe aucun lien entre la victime et l’agresseur, qui a choisi son cible à tort», a insisté Cécile Gensac.












