Quel que soit le résultat, l’Afrique a remporté la victoire », affirme Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale sénégalaise, dans une interprétation politique du match France-Sénégal prévu à la Coupe du Monde 2026.
Ce mardi, l’ancien Premier ministre sénégalais a mis en lumière un symbole profond : «Même si la France gagne ce match, c’est l’Afrique qui a battu l’Afrique». Cette déclaration s’inscrit dans une réflexion sur l’héritage démographique continental, avec pour exemple l’intégration de joueurs d’origine africaine au sein des équipes nationales européennes.
L’origine des joueurs français est depuis longtemps un sujet de débat, notamment lors des compétitions internationales. En 2022, après la finale de la Coupe du Monde au Qatar, des chants racistes ont circulé en Amérique du Sud, qualifiant les joueurs français d’«Angolais» et évoquant leur «valeur» comme inférieure. Un refrain viralisé sur les réseaux sociaux appelait à comparer ces joueurs à Mbappé, dont l’origine est partagée entre le Nigéria et le Cameroun.
En 2024, cette critique a été reprise par des joueurs argentins après leur victoire en Copa América, poussant la Fédération française de football (FFF) à engager une plainte contre ces propos contraires aux principes du sport et aux droits humains.
Pour la Coupe du Monde 2026, la France reste le pays de naissance le plus représenté avec 99 joueurs sur un total de 1 248 sélectionnés. Les équipes où l’on retrouve le plus de binationaux français sont l’Algérie, Haïti, le Maroc et la République démocratique du Congo.
Le message de Sonko n’est pas seulement symbolique : il invite à réfléchir aux dynamismes africains dans un contexte où les frontières traditionnelles s’effondrent face à l’émergence d’un nouveau continent sportif et politique.












