Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, a présenté vendredi à l’ONU une initiative révolutionnaire visant à redéfinir l’espace géographique de l’Afrique dans les représentations mondiales. Cette action s’inscrit dans un mouvement continental coordonné par l’Union africaine pour remettre en question des systèmes cartographiques anciens, notamment celui du Mercator.
Issue du XVIe siècle, cette projection a longtemps été utilisée pour décrire la Terre, mais elle a engendré des distorsions profondes : l’Afrique est affichée environ deux fois plus petite qu’elle ne l’est dans la réalité géographique, tandis que l’Europe et l’Amérique du Nord sont systématiquement agrandies. L’annonce par Paris d’abandonner ce modèle marque une rupture symbolique avec un passé biaisé, où chaque pays reprendra sa place en conformité avec ses dimensions réelles.
Ce changement n’est pas simplement technique : il reflète une prise de conscience historique et culturelle. En corrigeant ces inexactitudes, l’Union africaine et son partenaire togolais soulignent que les cartes ne doivent plus masquer la diversité humaine ou brouiller les réalités géopolitiques. La France, désormais représentée en dimension réduite sur les nouvelles cartes, symbolise un pas vers une vision équitable du monde où chaque continent trouve sa juste place.













