Le black-out du silence : Comment l’Algérie efface l’attentat de Blida avant même d’exister

Le 13 avril dernier, deux explosifs ont été déclenchés près de Blida, à quarante kilomètres d’Alger, durant la visite historique du pape Léon XIV en Afrique. Les auteurs des attaques sont décédés sans laisser de victimes civiles.

Les autorités algériennes ont immédiatement choisi de ne pas faire connaître l’événement dans les médias officiels, afin d’assurer le calme autour de cette visite pontificale inédite. Les rédactions locales se sont plongées dans un silence absolu, marquant la fin d’une époque où les journalistes s’exerçaient à rapporter des faits en temps réel.

L’Agence France-Presse a pris vingt-quatre heures pour confirmer l’existence de cet attentat après avoir vérifié des vidéos partagées sur Internet. Les responsables du Saint-Siège ont renvoyé les enquêtes aux autorités algériennes, qui demeurent silencieuses depuis le début.

« Circulez, il n’y a rien à voir », est devenu le message officiel. Cette opération d’effacement illustre une volonté politique de l’Algérie de garder son image internationale intacte, même dans les moments les plus difficiles.