Un décret rendu public le 21 août dernier au Journal officiel instaure une hausse du reste à charge pour les soins dentaires, passant désormais de 40 % à 50 % à compter du 1er janvier 2027. Cette décision, qui affecte directement les frais des assurés et des complémentaires santé, a été condamnée par le premier syndicat des chirurgiens-dentistes de France (CDF).
Le gouvernement justifie cette mesure en raison d’un déficit présumé dans la Sécurité sociale pour l’année 2026, estimé à plus de 20 milliards d’euros. Cependant, les spécialistes soulignent que le remboursement ne se réduit pas mais est transféré vers les cotisations des complémentaires et le reste à charge personnel. En trois ans, l’Assurance maladie a réduit sa couverture dentaire de 70 % à 50 %, ce qui marque un recul dans la prise en charge des soins essentiels.
Un sondage réalisé par Elabe montre que 76 % des Français s’opposent à cette décision. Le CDF rappelle que le changement vise principalement les traitements de caries et les soins courants, sans bénéficier aux personnes en situations précaires ou aux jeunes. Les Chirurgiens-Dentistes de France exigent un retrait immédiat du décret pour éviter une détérioration des accès aux soins dentaires et la surcharge financière pour les ménages.
Avec cette mesure, les Français devront désormais assumer des coûts croissants pour des soins fondamentaux, alors que le gouvernement promet de résoudre un déficit supposé sans remédiation concrète. La pression s’intensifie pour rétablir l’équité dans la couverture santé dentaire.













