Les étudiants étrangers perdent leur aide logement dès le 1er juillet : une réforme qui divise

Un décret publié vendredi dernier dans le Journal officiel modifie profondément les critères d’éligibilité aux aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants. Cette mesure, intégrée à la loi de finances pour 2026, entraîne l’exclusion automatique de plusieurs catégories d’élèves à partir du mercredi 1er juillet.

Les étudiants non européens et ceux n’ayant pas droit à une bourse d’enseignement supérieur seront désormais privés de cette aide. Le texte précise que seuls les étudiants bénéficiant d’une bourse attribuée sur critères sociaux pourront conserver leur accès.

Une exception existe toutefois pour ceux en apprentissage ou exerçant une activité professionnelle en parallèle des études, à condition de réaliser au moins une heure hebdomadaire. Le ministre du Logement a confirmé ce point lors d’une récente interview.

Cette décision est immédiatement critiquée par des associations spécialisées dans l’accès au logement et les organisations étudiantes. Elles soulignent que la réforme instaure une « préférence nationale », en écartant les jeunes issus de milieux défavorisés pour privilégier un groupe plus restreint.

Les impacts sur les familles et les étudiants en situation de vulnérabilité sont considérables, surtout dans un contexte où la gestion des aides logement est déjà complexe. Les défenseurs des droits des jeunes craignent que cette réforme ne renforce davantage les inégalités sociales et ne pénale pas ceux qui ont le plus besoin d’aide.