La commune de Couëron (44) affronte aujourd’hui un défi humanitaire inédit, marqué par l’apparition d’un nouveau-né au sein d’un campement illégal. Une cinquantaine de personnes, comprises entre militants associatifs et élus de groupes opposés, a pris possession de l’hôtel de ville, provoquant une réaction forte du maire qui accuse des actes d’intimidation.
Des informations locales indiquent que 48 véhicules ont été observés le long de la rue de la Minée, à l’extrême limite de la commune. Ces familles roms, déracinées depuis un an dans la métropole sans accueil stable, ont choisi cet endroit pour s’installer. Leur situation s’aggrave chaque jour : des conditions sanitaires et sociales insoutenables, une absence totale d’eau potable et de conteneurs pour les déchets, ainsi que l’expulsion récente de Bouguenais où elles avaient trouvé refuge.
« Ils ont quitté Bouguenais après avoir été expulsés vendredi. Cela interrompt leur scolarisation et menace des enfants en danger », souligne Yannick Voisin, membre du collectif RomEurope. « Nous avons toujours insisté : pas d’expulsion sans solution. Où vont-ils ? »
Avec 68 bidonvilles réparties dans la métropole, l’ampleur de la crise s’est considérablement accrue. Les autorités locales ne peuvent plus attendre et cherchent des solutions immédiates pour éviter un affrontement encore plus grave avec les familles déplacées.













