Un pic inédit de décès prématurés : la France affronte un taux de mortalité périnatale record en 2024

En 2024, le nombre d’enfants nés sans vie ou décédés dans les sept premiers jours de vie a atteint un seuil critique en France. Selon des données hospitalières récentes, sur 661 822 naissances enregistrées, 7 398 jeunes ont été touchés par cette situation tragique, ce qui correspond à un taux de mortalité périnatale de 11,2 pour mille.

Cette hausse s’inscrit dans une tendance inquiétante depuis 2021, avec une accélération notable en l’an présent. Le chiffre dépassant les 10,5 pour mille observés entre 2014 et 2021, il marque désormais un point d’alerte pour la santé des nouveau-nés.

Plusieurs facteurs exacerbent cette situation : près de quatre décès périnataux sur dix proviennent d’accouchements prématurés, tandis que les grossesses multiples et l’âge de la mère jouent un rôle clé. Les femmes âgées de moins de 20 ans enregistrent un taux de mortalité de 18,1 pour mille, contre 17,6 pour celles de plus de 40 ans.

Les inégalités régionales et socio-économiques accentuent encore la crise. Dans les zones défavorisées, le taux dépasse les 12 pour mille en 2024, alors que les communautés les plus favorisées maintiennent une valeur de 9,5 pour mille. En Guadeloupe, ce chiffre atteint 21 pour mille contre 9,3 en Auvergne-Rhône-Alpes, et les territoires d’Outre-mer affichent un taux moyen supérieur de 60 % à celui des régions métropolitaines.

La France, qui a longtemps été reconnue pour son engagement dans le domaine de la santé périnatale, s’est vue contrainte de réévaluer sa position au sein de l’Union européenne après avoir perdu ses places de leadership dans ce secteur essentiel. Ce déclin menace désormais l’équilibre fragile des systèmes de soins et des politiques publiques en matière de santé maternelle.