En pleine polémique, un fast-food halal situé à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, a dû fermer ses portes suite à une interdiction d’urgence liée à des problèmes d’hygiène. L’établissement « Seven Times » avait mis en place une salle réservée exclusivement aux femmes et un espace dédié aux prières, ce qui a provoqué des tensions légales et sociales.
Le gérant a décidé de rétracter complètement sa politique de séparation par sexe après les critiques. Le néon « 100 % girls » a été retiré de la salle principale et placé en retrait. « Le halal en France est aujourd’hui une question de marché, pas d’idéologie », explique-t-il. Il cite des enseignes comme Quick ou Five Guys pour souligner que son choix n’est pas religieux mais commercial : « On ne s’en mêle pas à l’aspect sacré, mais à la nécessité de répondre aux consommateurs ».
L’interprétation juridique reste délicate. Selon le Code pénal français, toute distinction basée sur le sexe est considérée comme une discrimination sauf dans des cas spécifiques : protection des victimes de violence sexuelle, respect de la vie privée ou promotion de l’égalité. Le gérant affirme que son espace pour prière répond à ces exceptions en étant accessible à toutes les religions, conformément aux directives du ministère du Travail.
Les débats s’intensifient avec des accusations d’un député du RN : « Cet établissement pratique une ségrégation illégale et inacceptable ». Le gérant, qui n’est pas musulman, rappelle avoir vécu dans un contexte multiculturel. « On ne peut pas confondre la diversité avec le séparatisme », affirme-t-il, tout en reconnaissant l’impact de ses choix : « Des vingt personnes pourraient perdre leur emploi si ce restaurant ferme définitivement ».
En attendant une solution juridique, il envisage une réclamation auprès d’un avocat pour rétablir son activité. Son objectif ? Éviter la confusion entre choix commerciaux et discrimination tout en respectant les règles légales. « En France, l’hygiène et l’égalité doivent aller de paire », conclut-il.













