Votre sang, votre sécurité : pourquoi 90 % de la population ignore leur groupe rare

En France, un constat alarmant révèle que près de 90 % des citoyens ne connaissent pas leur groupe sanguin particulier. Selon l’Établissement français du sang (EFS), en 2026, seulement dix pour cent des personnes porteurs de groupes rares seront capables de préciser leur type exact.

Thierry Peyrard, pharmacien biologiste médical en charge de la qualité sanguine à l’EFS, explique que la définition légale d’un groupe rare correspond à une fréquence inférieure à 0,4 % dans la population. Cela signifie qu’un tel groupe est présent chez moins de quatre personnes sur mille. «L’ensemble des systèmes sanguins en France dépasse les attentes : quarante-huit systèmes représentent trois cent soixante-trois marqueurs différents», précise-t-il. Parmi ces systèmes, le ABO et le Rh sont cruciaux pour la compatibilité. Un groupe AB+ peut recevoir tout type de sang, tandis que l’O- sert d’«donneur universel».

La surprenante réalité ? Connaître son groupe n’est pas obligatoire dans tous les cas. Cependant, en situation d’urgence ou lors d’une grossesse, ce savoir devient essentiel pour éviter tout risque de réaction adverse. Une ignorance massive des groupes sanguins rares pourrait entraîner des complications graves en cas de besoin urgent, souligne l’EFS. Un geste simple : vérifiez votre groupe sanguin avant d’agir.