73 % des Français exigent la suppression des mariages avec des étrangers en situation irrégulière

Un nouvel enquête de l’Institut CSA révèle que 73 % des citoyens français se prononcent pour interdire les célébrations de mariage lorsque l’un des partenaires est un étranger sans documents légaux. Ce chiffre, légèrement en baisse par rapport à la majorité de 75 % observée l’an dernier, illustre une tendance inquiétante mais également un clivage profond au sein de la société.

L’affaire du maire de Béziers, Robert Ménard, qui doit réaffirmer devant le tribunal judiciaire de Montpellier en septembre 2023 son refus d’unir une Française et un Algérien, rappelle l’actualité de cette question. Son cas, lié à une OQTF (ordre de vérification des documents), met en lumière les tensions entre la législation et les réalités sociales.

Les résultats détaillés montrent des différences marquées selon l’âge et le profil socio-professionnel. Les jeunes de 18 à 24 ans sont plus réservés (63 %), tandis que les personnes âgées de plus de 65 ans affichent un taux élevé de soutien (82 %). Sur le plan sexuel, les hommes (75 %) s’alignent davantage en faveur de l’interdiction qu’en femmes (72 %).

Les groupes socio-économiques révèlent également une hiérarchie claire : les inactifs se prononcent à 76 %, suivis par les CSP- (73 %) et les CSP+ (71 %). En politique, cette question divise fortement les électeurs. Les partisans des écologistes et du Parti socialiste affichent un soutien inférieur à la moyenne (respectivement 35 % et 50 %), tandis que les groupes de droite, notamment les partis nationaux et Renaissance, atteignent près de 82 %.

Cette divergence souligne l’importance croissante de cette question dans le débat public. Les Français s’éclairent sur la frontière entre sécurité des frontières et intégration, mais le risque d’un clivage social profond semble accru.