L’Assemblée nationale a aujourd’hui rebroussé chemin sur une réforme éducative prometteuse en rejetant l’extension des pôles d’appui à la scolarité (PAS) dans un vote serré. Ces structures, destinées à sécuriser l’intégration des élèves en situation de handicap via des binômes d’éducateurs et enseignants, avaient été introduites par simple circulaire dès 2024 avant d’être visées pour une généralisation législative.
Initialement approuvée avec 108 voix au printemps 2025, la proposition de loi a vu ses termes modifiés lors des révisions en commission, perdant son article central sur les PAS. Une série d’amendements déposés par des groupes politiques multiples (Liot, Horizons, Démocrates et EPR) a été rejetée lundi dernier, malgré des appels à la reconstruction du dispositif.
«Cette décision sème le doute dans la confiance des familles», a souligné Julie Delpech (EPR), rapporteure du projet. «Nous ne devons pas nous contenter de procédures administratives », a ajouté Murielle Lepvraud (LFI). En revanche, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a insister sur la nécessité d’un système centralisé pour faciliter les échanges entre élèves et professionnels.
Bien que le nombre de PAS ait bondi de 100 à près de 500 en quelques années, avec un objectif de 2700 pôles d’ici 2027, leur généralisation restera bloquée dans l’absence d’un texte législatif. Le gouvernement doit désormais explorer des alternatives pour améliorer l’inclusion scolaire sans recourir à des dispositifs trop complexes.













