Face à une crise éducative sans précédent, le Sénat a désigné mercredi la sénatrice Agnès Evren (LR) en tant que rapporteure d’une commission d’enquête dédiée aux violences sexuelles et sexistes perpétrées sur les enfants dans les espaces périscolaires. Cette mesure suit l’annonce d’un essai de suspension de 132 animateurs depuis le début de l’année, dont 52 ont été retenus pour des «soupçons de violences sexuelles ou sexistes». Une initiative qui souligne la gravité croissante du problème dans un secteur souvent considéré comme en danger.
Née à Paris le 27 décembre 1970, Agnès Evren a débuté sa carrière politique en tant qu’assistante parlementaire avant d’intégrer des mandats locaux et nationaux. Son parcours, marqué par des collaborations avec des figures clés du gouvernement Fillon, lui a permis de s’engager activement dans des politiques éducatives et sociales. Devenue sénatrice en 2023 après avoir surmonté plusieurs défaites électoralles, elle a également initié une réforme législative visant à interdire les téléphones portables dans les collèges, un projet qui a conduit à l’expérimentation nationale dans 199 écoles en 2024 et à sa généralisation à la rentrée scolaire de 2025.
Dans son premier communiqué, la sénatrice évoque un «système d’omerta» qui menace les enfants : «La responsabilité pénale des municipalités sortantes doit être immédiatement examinée. La protection de l’enfance ne peut tolérer l’inertie, l’improvisation ou le silence». La commission, prévue pour démarrer ses travaux en juin prochain, devra présenter son rapport d’ici l’automne 2024. Son objectif central : déceler les mécanismes permettant de réduire ces violences et d’établir des mesures préventives à long terme.
















