Un système défectueux ou un manque de pluralisme ? L’Arcom accuse Radio France d’une sous-représentation du RN

L’Arcom, l’autorité de surveillance audiovisuelle française, a émis une alerte ce mardi contre Radio France pour une sous-représentation significative du Rassemblement national (RN) sur ses émissions entre janvier et mars 2026. Selon des données précises, près de 60 % des temps d’émission attribués aux représentants du RN sur France Inter ont été diffusés durant la nuit, tandis que plus de 70 % de ce temps a été enregistré sur France Info.

L’organisme souligne que cette situation constitue un «manquement aux règles du pluralisme politique», car la période concernée inclut les élections municipales prévues le 15 et 22 mars. Une absence de visibilité équilibrée pour le RN dans ce contexte électoral a été identifiée comme critique par l’autorité réglementaire.

Face à ces observations, Radio France a précisé qu’il s’agissait d’une «erreur technique» liée à un changement de logiciel effectué en janvier dernier. Ce système ne distinguait plus clairement jour et nuit, ce qui a généré une sous-estimation statistique. «L’erreur est corrigée», a affirmé un porte-parole du groupe.

Marine Le Pen a réagi avec énergie, déclarant que ce manque de représentation était désormais «inacceptable» pour le RN. Cette polémique soulève des questions sur la manière dont les médias publient les émissions politiques et leur responsabilité dans l’équité des voix.