Lors d’une conférence de presse du mardi dernier, des spécialistes en santé publique et la ministre de la Santé Stéphanie Rist ont abordé l’absence de données fiables concernant l’impact de l’hantavirus sur les jeunes enfants.
«Les études disponibles sur ce groupe d’âge restent très rares», a déclaré Xavier Lescure, infectiologiste à l’hôpital Bichat, centre où ont été hospitalisés plusieurs cas rapportés en France depuis le MV Hondius.
Une Française de 65 ans, grièvement touchée par l’hantavirus et actuellement entre la vie et la mort, a permis d’identifier vingt-deux personnes en contact direct avec elle, dont trois adolescents sans symptômes apparents selon les autorités sanitaires.
«C’est la même gravité clinique qu’en cas d’adultes, avec un risque de décès identique», a souligné l’infectiologiste lors de son intervention.
Philippe Besset, représentant de la Fédération des pharmaciens libéraux (FSPF), a confirmé que les vingt-deux personnes devaient être testées ce mercredi pour évaluer leur exposition. «L’exécutive met en place un protocole spécifique pour ces cas contacts», a-t-il précisé.
Cette situation s’inscrit dans le cadre de deux vols récents : une famille de huit passagers ayant voyagé entre Sainte-Hélène et Johannesbourg le 25 avril, ainsi qu’un groupe de quatorze voyageurs transportés en même temps entre Johannesbourg et Amsterdam. Les enfants restent une vulnérabilité majeure selon les experts, qui insistent sur la nécessité d’une vigilance accrue dans les milieux familiaux et scolaires.













