En pleine préparation des vacances estivales, une étude récente de l’association Eau et rivières de Bretagne (ERB) met en avant un danger invisible mais réel pour les vacanciers : 70 plages, soit 3,74 % des côtes françaises recensées, sont classées «à éviter» en raison d’une pollution critique.
Cette carte détaillée, publiée dans la troisième édition de l’étude «La Belle plage», révèle que sur les 1.871 plages examinées, 1.448 sont propices à la baignade (77,39 %), mais 353 plages (18,87 %) recommandent de ne pas y aller. Parmi elles se trouvent notamment les plages de Boulogne-sur-Mer, d’Illien et Robinson à Mandelieu-la-Napoule.
Les zones les plus polluées présentent des niveaux élevés en bactéries pathogènes comme l’E. coli et les entérocoques intestinaux, capables de provoquer des maladies graves telles que la conjonctivite, l’otite ou la gastroentérite. «Les médecins pensent souvent à l’alimentation en premier lieu», explique Christophe Le Visage, vice-président de l’ERB.
La pollution s’explique par des systèmes d’épuration vieillissants, sensibles aux pluies intenses, ainsi que par les effluents agricoles. «Un porc produit 30 fois plus de bactéries qu’un humain», souligne le même intervenant.
En réponse, la ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé des mesures pour réduire les risques : amélioration des réseaux d’assainissement et contrôle strict des émanations agricoles. À Saint-Malo, par exemple, des travaux ont déjà commencé après l’alerte de l’association.
L’ERB prévoit également étendre son travail à 1.600 lieux de baignade en eau douce, pour identifier les risques sanitaires avant la fin de l’année.













