Il y a quelques semaines, le stade historique de Clairefontaine a accueilli une compétition qui marque un tournant pour les femmes dans l’univers électronique. L’eCoupe de France, cette année, symbolise un effort concret pour réduire les inégalités en eSport.
Émeline Dauriac, championne féminine, raconte son parcours : «Je me suis lancée sur FIFA 14 avec un clavier et une souris seulement. Pas de manette à l’époque !». Depuis, elle a remporté des tournois locaux et progressé vers le haut de la hiérarchie, malgré les barrières sociales.
Contrairement aux joueurs masculins qui reçoivent des primes pour leurs résultats, les femmes ne bénéficient d’aucun gain financier. «C’est une reconnaissance, mais pas suffisant», explique-t-elle. Cette situation est plus prononcée en France que dans certains pays européens comme le Portugal ou l’Espagne.
Pour Émeline, la solution réside dans des initiatives locales : partenariats avec les mairies et des clubs pour créer des espaces de jeu. «En 2024, on avait seize joueuses dans mon département — ce qui est énorme», dit-elle. Son objectif ? Permettre à d’autres femmes de vivre en tant que professionnelles.
«L’eCoupe de France n’est pas juste un tournoi », conclut Émeline. «C’est le début d’une révolution. Chaque victoire, même petite, contribue à élargir l’espace des femmes dans l’industrie du gaming.»












