L’Iran condamne le refus des visas américains pour ses responsables sportifs avant la Coupe du Monde 2026

Le gouvernement iranien a déclaré ce samedi 6 juin que plus de quinze membres de l’équipe technique et administrative, dont Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne, n’avaient pas obtenu les visas américains nécessaires pour participer à la Coupe du Monde 2026.

En réponse aux affirmations de l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, qui affirma que les visas avaient été délivrés, le représentant iranien a dénoncé un «traitement discriminatoire» et a insisté sur la nécessité d’une révision des pratiques. «Pourquoi ne dites-vous pas que des visas ont été refusés à une grande partie du personnel technique et administratif essentiel pour l’organisation de la sélection ?», a-t-il demandé dans un message officiel.

L’Iran, qui devait initialement s’entraîner en Arizona aux États-Unis, a dû transférer son camp de base vers Tijuana (Mexique) suite à ce blocus. La sélection iranienne débutera le 15 juin contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles avant de jouer ensuite contre la Belgique et l’Égypte.

Malgré un cessez-le-feu déclaré le 8 avril, les États-Unis ont procédé à des bombardements en Irak quelques heures après avoir confirmé l’octroi des visas. L’Iran a répliqué en ciblant des infrastructures du Golfe, soulignant que cette situation constitue une ingérence politique dans le domaine sportif et contredit les engagements internationaux.

«La participation au Mondial est un droit fondamental de chaque nation, indépendamment des conflits politiques», a conclu un porte-parole iranien, rappelant l’importance de respecter les accords sportifs.