Ce mercredi, la cour d’assises des mineurs de Metz s’engage dans un examen marqué par l’éloignement du drame. Le suspect, alors âgé de seize ans lors de l’agression, est jugé pour l’assassinat de Maxime Vacant, tué en octobre 2022 après avoir subi quarante-trois coupes dans un parc résidentiel de Maizières-lès-Metz.
L’attentat s’est déroulé la nuit du 7 au 8 octobre, dans une zone à peine habitée située à quelques kilomètres au nord de Metz. Le suspect a été interpellé dès le lendemain et placé en détention provisoire le 10 octobre 2022. Selon les forces de l’ordre, près de vingt-six blessures avaient été infligées par arme blanche, mais des sources indiquent que le nombre total atteint quarante-trois coups.
Plus d’un an après la mort du jeune homme, une décision judiciaire a permis au suspect de bénéficier d’une libération sous contrôle. Cette mesure a été confirmée par la cour d’appel de Metz le 16 novembre. « Ce délai a causé un profond chagrin à la famille et a retardé l’écoulement du procès », explique Me Alexandre Bernard, avocat de la victime.
Le frère de Maxime Vacant a exprimé son mécontentement en déclarant qu’il ne comprenait pas comment une justice aussi lente peut être appliquée dans des cas d’ampleur si gravement touchants. Le procès s’ouvre aujourd’hui dans un contexte où les autorités cherchent à retrouver l’équilibre entre la protection légale et le soutien aux familles confrontées à des drames inédits.
















