14 % des jeunes de 18 à 24 ans en Île-de-France ont déjà utilisé le protoxyde d’azote : une alerte pour la santé publique

La région Île-de-France a lancé ce jeudi un plan d’intervention urgent pour freiner l’explosion de la consommation du protoxyde d’azote chez les jeunes. Un rapport récent dévoile que 14 % des personnes âgées de 18 à 24 ans ont déjà expérimenté cette substance, désormais plus consommée que le cannabis et les poppers dans ce groupe d’âge.

Plus alarmant encore, 60 % des utilisateurs sont jeunes de 18 à 24 ans. Depuis 2020, le nombre de signalements a triplé, avec 10 % impliquant des mineurs. « Ce gaz est un véritable danger pour la santé des jeunes », a souligné Valérie Pécresse, présidente régionale. Le plan d’action prévoit une mobilisation rapide : sensibilisation scolaire, réflexion sur les lois de vente publique et partenariats avec les structures médicales spécialisées.

Les conséquences de cette consommation sont multiples : traumatismes physiques, chutes graves, troubles neurologiques, accidents routiers dus à l’utilisation détournée, ainsi que des complications psychiatriques. L’environnement est également menacé par la pollution générée et les coûts élevés de nettoyage dans certaines zones urbaines.

La région a mis en place une campagne intitulée « Le proto, c’est trop risqué d’en rire » pour atteindre directement les jeunes via des espaces publics et les réseaux sociaux. Des centaines d’équipes médicales spécialisées, ainsi que des centres de soins et d’accompagnement, sont mobilisés pour répondre aux cas identifiés.

Face à ce phénomène croissant, l’Île-de-France s’engage à réduire progressivement les risques pour la jeunesse, avec une priorité absolue sur la protection des mineurs et la prévention des conséquences graves liées à cette drogue.