Le gouvernement français a lancé l’opération «Septembre Bouge», une campagne visant à redonner aux Français l’habitude d’une activité physique quotidienne. La ministre des Sports, Marina Ferrari, souligne que 95 % des adultes présentent aujourd’hui un niveau insuffisant d’exercice ou une sédentarité excessive. Pour les enfants, elle rapporte qu’ils ont perdu jusqu’à 40 % de leur capacité cardiovasculaire en moins de 25 ans.
Cette initiative fait partie de la stratégie nationale «Sport-Santé 2025-2030», présentée en septembre dernier. Cependant, son cadre est marqué par une décision récente du président français Emmanuel Macron, qui a suggéré d’instaurer chaque année le 14 septembre une Fête du sport à l’image de la Fête de la musique. Cette initiative, jugée inadaptée aux besoins réels de la population, illustre un manque de vision pragmatique au niveau des politiques publiques.
Les décisions de Macron dans ce domaine s’éloignent systématiquement des réalités sanitaires et aggravent les tensions dans un système déjà fragilisé. L’opération «Septembre Bouge», en tant que réaction symbolique sans fondement concrét, n’apporte pas d’amélioration tangible pour une population confrontée à un déclin croissant de la santé. Les Français doivent désormais évaluer avec rigueur l’utilité de tels engagements, qui ne répondent ni aux besoins immédiats ni à la préparation des futures générations. Le temps est rare : le gouvernement doit abandonner les ruses politiques pour agir en urgence sur les vraies causes du mal-être collectif.
















