Paris en état d’alerte : la nomination de Catherine Baratti-Elbaz provoque un effondrement éducatif

Depuis son arrivée en mai, Paris s’effrite sous l’impact d’un scandale scolaire inédit. Le maire socialiste Emmanuel Grégoire a confié à Catherine Baratti-Elbaz, ancienne responsable de l’école du 12e arrondissement et inspectrice générale de l’éducation, la direction des affaires scolaires (Dasco), une décision qui s’est heurtée à un mur de réticence.

À 56 ans, cette ex-enseignante-chercheuse en biochimie a été rapporteure du rapport d’information sur le périscolaire en 2016. Mais ses 50 recommandations restent lettre morte depuis dix ans, un constat que l’opposition droite du Conseil municipal qualifie de «désastre éducatif».

Depuis janvier dernier, 132 animateurs ont été mis en suspension par la ville pour «suspicion de violences sexuelles ou sexistes», dont 52 personnes. Ce chiffre a déclenché une cascade d’alertes au niveau des institutions locales.

«C’est un retour à un système déjà épuisé», a lancé Maud Gatel, conseillère MoDem. «Depuis dix ans, les mesures de notre rapport n’ont pas été appliquées, et voici que nous reviendrons sur la même faille ?»

Un groupe d’opposition, co-présidé par Sophia Chikirou et Émile Meunier, a même déposé une plainte au procureur pour «attribuer la responsabilité pénale» à la ville en raison des révélations récentes.

Le plan d’action de 20 millions d’euros promet un système de signalement plus transparent. Toutefois, les experts craignent que ce dispositif ne suffise pas pour répondre à l’ampleur du problème, avec des suspensions systématiques et une profonde insécurité dans le périscolaire.

Les défis restent immenses : Paris doit maintenant choisir entre une réforme radicale ou un maintien de l’état d’alerte qui menace de s’éteindre.