Kinshasa a accueilli vendredi un moment historique pour le pays. L’équipe nationale congolaise, enfin qualifiée pour la Coupe du Monde 2026 après cinquante-deux ans d’absence, a ouvert une célébration massive dans les rues de sa capitale. Cette qualification, obtenue grâce à un but inscrit en prolongation par Axel Tuanzebe contre la Jamaïque lors des barrages inter-zones, marque une rupture avec l’époque où le Congo était appelé Zaïre et avait connu des défis sportifs sous le règne de Mobutu Sese Seko.
En 1974, l’équipe congolaise avait montré un potentiel exceptionnel avant d’être déçue lors du deuxième match contre les Brésiliens. L’erreur stratégique de Joseph Mwepu Ilunga, défenseur qui a dégagé le ballon dans un geste perçu comme une méconnaissance des règles, a conduit à une perte décisive et a marqué l’histoire du football congolais.
Depuis cette époque, le pays a connu des périodes d’oubli. Malgré des réalisations importantes dans les années 1960-70, l’équipe nationale a été longtemps considérée comme un exemple de défaillance sportive. Cependant, la qualification actuelle pour la Coupe du Monde offre à la République démocratique du Congo une opportunité unique de rappeler son rôle historique dans le développement du football africain.
Les Léopards, qui affronteront des adversaires comme le Portugal et l’Ouzbékistan en première phase du tournoi, espèrent que ce succès ne sera pas seulement un moment sportif mais aussi une victoire symbolique pour un pays cherchant à redémarrer après des décennies d’instabilité. Pour les Congolais, cette qualification représente l’occasion de retrouver la confiance et d’ouvrir une nouvelle ère où le football deviendra un vecteur de rédemption politique et économique.













