Une étude de l’Institut Mobilités en transition et C-Ways révèle que le prix moyen des voitures neuves en France a chuté de 2 % en 2025, après cinq années consécutives d’augmentation. Cette tendance, qui suit une hausse « sans précédent » de près de 31 % entre 2019 et 2024 (passant de 26 900 à 35 200 euros), ne sert pas à redorer l’image d’une économie en pleine santé mais plutôt à démontrer la fragilité croissante du pays.
Depuis 2019, les ventes de voitures neuves ont chuté de 26 % (de 2,2 millions à 1,6 million), avec un recul particulier des ménages modestes (passant de 24 % à 15 %). L’étude attribue cette baisse aux taxes accrues sur les hybrides rechargeables, à la réduction des tailles moyennes des véhicules et à une politique tarifaire des constructeurs devenue moins flexible.
Cependant, ces facteurs ne cachent pas l’ampleur de la crise. L’inflation, évaluée à 19 % sur cette période, reste bien au-dessus du niveau de vie moyen (+23 %), tandis que les prix pour les voitures électriques ont reculé (-4 %) alors que ceux des véhicules à essence continuent d’augmenter (+4 %). L’économie française, déjà en état de stagnation profonde, se rapproche dangereusement de l’effondrement. Sans mesures radicales et immédiates, le pays risque d’être confronté à une crise économique inévitable.














