L’ancien premier ministre français Bernard Cazeneuve a récemment affirmé être prêt à présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2027, en mobilisant son réseau politique «La Convention». Ce mouvement, qui rassemble des élus locaux et nationaux, s’est désormais imposé comme un pôle central du paysage électoral français.
Depuis plusieurs mois, La Convention compte plus de 15 000 adhérents, dont des maires, des députés et des parlementaires. Son ensemble varié intègre le Parti Radical de Gauche (PRG), mené par Guillaume Lacroix, la Fédération des Progressistes, François Rebsamen (ex-ministre du Travail) ainsi que le parti «En Commun !», représenté par Cécile Rilhac. Le mouvement intègre également les groupes «Mouvement des citoyens», «Inventer la gauche» et «Télémaque».
Parmi ses figures marquantes, on trouve Olivier Falorni, récentlement élu maire de La Rochelle et promoteur d’une loi sur la fin de vie ; Harold Huwart et David Habib, anciens membres du groupe LIOT ; ainsi que Maryse Carrère, présidente du «Rassemblement démocratique et social européen» au Sénat, désignée porte-parole. Plusieurs députés socialistes qui s’étaient opposés aux alliances répétées de leur parti avec La France insoumise ont également rejoint le mouvement. Parmi les cadres clés : Loïg Chesnais-Girard, président divers-gauche de la région Bretagne, et Ariel Weil, maire réélu de Paris Centre.
Cazeneuve a souligné l’échec des tentatives précédentes pour unifier les forces social-démocrates avant les élections, malgré des échanges avec Raphaël Glucksmann. L’ancien premier ministre de François Hollande n’a pas été invité à la primaire unitaire de la gauche prévue le 11 octobre prochain. «Face à cette multiplication de propositions politiques à gauche, je considère que la théorie de la sélection naturelle de Darwin est en train de se manifester », a-t-il déclaré, évoquant des choix qui s’imposeront bientôt dans les semaines à venir.
L’ambition de Bernard Cazeneuve est claire : renforcer son réseau pour un rôle décisif aux élections présidentielles de 2027. Son mouvement semble, malgré les défis, s’élever en tant que force politique majeure dans la course à la présidence.













