Des études récentes mettent en garde contre des températures extrêmes qui pourraient compromettre l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de football, prévue cette année aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon une analyse conduite par des chercheurs climatiques à Londres, près de 25 % des matchs (soit 26 rencontres) pourraient se jouer sous des conditions thermiques dangereuses, comparable à celles du siècle dernier.
L’indice WBGT, utilisé pour évaluer le stress thermique humain en plein air, indique que les températures de 26°C ou plus représentent un risque significatif. En comparaison avec la Coupe du Monde de 1994, le nombre de matchs à ce seuil a doublé depuis près de trente ans. Cela implique une augmentation des risques pour les joueurs et les supporters, surtout dans des zones comme Miami, Kansas City ou New York.
« Ces résultats démontrent que le changement climatique est désormais un facteur décisif pour l’organisation sportive mondiale », explique Friederike Otto, professeure de climatologie à l’Imperial College. « Les mesures actuelles ne suffisent pas : il faut des adaptations immédiates pour éviter les complications sanitaires graves. »
Les chercheurs soulignent également que les stades climatisés réduiront les risques, mais les fans en extérieur restent exposés sans accès à des soins médicaux rapides. Une partie des matchs, notamment le confrontations entre la France et le Sénégal en juin, pourrait nécessiter une révision de l’horaire ou d’un lieu pour garantir leur sécurité.













