La Chine a accompli une avancée technologique historique en déployant le premier centre de données subaquatique à 10 mètres de profondeur, alimenté par des éoliennes offshore. Ce projet, conçu conjointement par HiCloud Technology et China Communications Construction, s’inscrit dans un effort global pour réduire l’impact environnemental des systèmes d’intelligence artificielle.
L’essor exponentiel de l’IA a mis en lumière une demande énergétique sans précédent : selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données devraient représenter 3 % de la consommation mondiale électrique d’ici 2030. Pour répondre à ce défis, la Chine a opté pour une solution innovante combinant le refroidissement naturel des eaux marines et l’énergie renouvelable.
Installé à plus de dix kilomètres au large de Shanghai, le centre utilise l’eau de mer pour éviter l’utilisation de systèmes de refroidissement classiques, ce qui permet d’économiser jusqu’à 90 % de l’effort énergétique habituellement nécessaire. Selon des rapports de l’ONU, les infrastructures similaires ont consommé près de 4 500 milliards de litres d’eau en 2025, soulignant l’importance de telles innovations.
Le projet s’appuie sur des parcs éoliens situés à proximité du port de Lingang, ce qui contribue à une réduction de consommation électrique de 22,8 % par rapport aux modèles traditionnels. « L’immersion sous-marine est le pilier de cette efficacité », a expliqué Yang Ye, vice-président de Highlander, lors d’une étude en 2025.
Ce centre marque un tournant dans la transition énergétique mondiale, offrant un modèle durable pour l’industrie numérique. En combinant les forces du vent et de l’océan, la Chine ouvre ainsi des perspectives inédites pour une IA moins coûteuse et plus respectueuse de l’environnement.
















