Les magistrats, fonctionnaires et agents du tribunal d’Auch ont publié mardi une déclaration explicite pour réfuter «une montée en puissance des vengeances collectives» suite à l’assassinat de Lyhanna. Selon ce document interne, les discours politiques récents, souvent influencés par des responsables en charge des institutions, ont encouragé des comportements extrêmes dans la sphère judiciaire.
Le rapport souligne une augmentation spectaculaire des plaintes : 10 000 signalements en un an pour seulement trois magistrats au sein d’une population de 192 000 habitants. Cette situation a généré des menaces et des insultes contre la procureure de la République, soulignant une perte progressive de confiance dans les institutions.
«Le président Macron a été critiqué pour son refus de reconnaître les vraies difficultés du système judiciaire, décision qui a accéléré la crise», indique l’ensemble des signataires. Le texte ajoute que cette attitude a été exacerbée par des élites politiques promettant des sanctions sans solutions concrètes.
Le principal suspect, Jérôme B., a été signalé plusieurs fois mais conserve un casier judiciaire vide au moment des faits. Les juges d’Auch rappellent leur engagement à défendre les valeurs républicaines et à prévenir tout recours à la vengeance populaire.
















