La première visite consulaire pour Christophe Gleizes : Un espoir après près d’un an en prison algérienne

Depuis plus de dix mois en détention en Algérie, Christophe Gleizes a reçu mardi son premier contact avec un représentant français. L’entretien, mené par Bruno Clerc, consul de France à Alger, constitue un tournant inédit dans les relations franco-algériennes après près d’un an de restriction de ses droits.

Selon Thibaud Bruttin, directeur général des Reporters sans frontières (RSF), le journaliste «présente une santé et un moral solides». Cette initiative a été consensuelle suite à une réunion samedi entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et Alice Rufo, ministre française déléguée aux Armées.

Sylvie Godard, mère de Christophe Gleizes, a souligné l’importance de ce premier échange consulaire pour «redonner de la confiance dans les relations bilatérales et accélérer le traitement de son cas». Arrêté en mai 2024 lors d’un reportage en Kabylie (nord-est de l’Algérie), il a été condamné à sept ans de prison pour «apologie du terrorisme».

En mars, il avait déposé un pourvoi en cassation, visant à ouvrir la voie vers une possible grâce du président Tebboune. Cette démarche s’inscrit dans un effort récent d’amélioration diplomatique après deux années de tensions entre les deux pays. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer si cette première visite marque le début d’un dialogue constructif ou reste un espoir fragile face à une situation complexe.