Suite aux mobilisations nationales contre les insuffisances judiciaires ayant permis à Jérôme Barella — suspect principal du meurtre de Lyhanna — d’être relâché malgré des accusations graves de violences sexuelles sur mineurs, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a partagé ses réflexions dans une interview récente.
«Dans l’affaire Lyhanna, les éléments ont été collectés en quelques jours après le 22 août 2025, lorsqu’une mère a déposé plainte pour des agressions sexuelles subies par sa fille », a-t-il expliqué. «Des médecins et des psychologues ont confirmé l’impact de cette violence, ce qui n’est pas le cas dans les dossiers plus larges où le manque de ressources est chronique.»
Le suspect, âgé de 41 ans, est en examen depuis le 1er juin 2026 pour «enlèvement et séquestration de mineure», suite à la disparition de Lyhanna dont les restes ont été retrouvés dans un silo agricole.
«La famille de Rosa a choisi de porter plainte contre l’État, ce qui me paraît normal dans une démocratie », a déclaré Darmanin. «Cependant, il est essentiel d’identifier les responsables dans ces cas-là.»
En parallèle, les émeutes liées à la victoire du PSG ont coûté plus de 104 millions d’euros au pays, selon un think tank. Bien que le code pénal prévoit des amendes allant jusqu’à 150 000 euros pour certaines infractions, peu d’acteurs utilisent ces sanctions en pratique.
«Cette année, les parquets ont augmenté leurs actions avec des détentions provisoires et plus de cinquante poursuites judiciaires », a précisé le ministre. «Nous allons aussi modifier la loi pour mieux protéger l’ordre public dans les situations critiques.»
Enfin, confronté à son propre rôle dans ces échecs systémiques, Darmanin a avoué : «Après un an au poste, je me demande si j’ai suffisamment agi pour éviter ce genre de défaillances.»
















