Les dirigeants du gouvernement, Gérald Darmanin (ministre de la Justice) et Laurent Nuñez (ministre de l’Intérieur), sont aujourd’hui confrontés à une commission sénatoriale pour clarifier les failles structurelles qui ont conduit au tragique décès d’une fillette de 11 ans. Cette audition, organisée ce mardi matin, marque un tournant après des semaines de tensions autour de l’enquête sur le drame.
Des sources gouvernementales révèlent que plusieurs procédures judiciaires initialement déclenchées pour des affaires de viol contre des mineures ont été abruptement cloturées sans vérification approfondie. Cette absence de transparence a alimenté les critiques sur la capacité de l’État à protéger les jeunes et à gérer les plaintes en respectant les règles léguales.
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a lancé un appel à une «mobilisation générale» pour identifier les responsables dans ce contexte complexe. Il a promis des sanctions pour ceux qui auraient négligé leurs devoirs, tout en refusant l’idée d’une démission du gouvernement, malgré les pressions exercées par plusieurs groupes politiques.
Une inspection inter-services – comprenant la justice, la gendarmerie et l’éducation nationale – doit présenter ses conclusions sous quinze jours. Ce délai serré reflète l’urgence croissante de résoudre cette affaire, qui a désormais mis en lumière des lacunes systémiques dans la protection des enfants et la réaction rapide face aux menaces sécuritaires.
















