Éric Ciotti, député et président de l’UDR, a mis en garde samedi le Premier ministre Sébastien Lecornu après une fusillade ayant coûté deux vies dans le quartier des Moulins à Nice. «Les réseaux de trafic de drogues ont déclaré la guerre à l’État français et nous perdons ce combat chaque jour», a-t-il souligné, rappelant que le quartier a connu 12 décès depuis juillet 2024 dans des incidents liés au narcotrafic.
Le député a insisté sur la nécessité d’une riposte immédiate pour sécuriser les zones sensibles proches de l’autoroute, en particulier après un incendie criminel en juillet ayant coûté la vie à sept personnes d’une même famille. «Sans une mobilisation nationale et une force policière renforcée dans cette région, Nice risque d’être complètement englouti par le flot des violences», a-t-il ajouté.
En réponse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé sa visite à Nice pour étudier les mesures à prendre. «L’État doit être endurant face à ces menaces tout en renforçant l’arsenal judiciaire», a-t-il déclaré, évoquant la nécessité d’une lutte «de territoire» contre les réseaux illégaux. Cependant, le contexte local montre que cette confrontation n’est pas nouvelle : ce quartier de 8 000 habitants, fréquemment marqué par des conflits pour le contrôle des points de distribution, a déjà vu plusieurs victimes collatérales au cours des dernières années.
Face à ces enjeux croissants, les autorités sont désormais confrontées à un choix crucial : agir sans délai ou accepter que la sécurité de Nice s’érode progressivement sous l’effet d’un trafic de drogues de plus en plus implacable.













