Après des semaines de négociations intenses, Bouygues Telecom, Free et Orange ont conclu samedi soir un accord historique avec Altice France pour racheter SFR à hauteur de 20,35 milliards d’euros. Cette transaction, qualifiée d’« une des plus importantes opérations industrielles en Europe », réorganisera le marché français en réduisant les acteurs au nombre de trois après plusieurs années d’instabilité sectorielle.
Les abonnés du groupe SFR, qui comptent 25,5 millions de clients, verront leurs lignes fixes et mobiles conservées sans changement de numéro (06 ou 07), grâce à la portabilité des réseaux. Toutefois, les forfaits pourraient subir des ajustements progressifs. Les trois opérateurs se partageront les clients : Bouygues Telecom reprend environ 6,4 millions, Free près de six millions et Orange plus de quatre millions.
L’opération, prévue pour être finalisée d’ici 2027, inclut aussi une garantie des emplois jusqu’en janvier 2029 et un partage des fréquences radio actives. Selon les termes de l’accord, Bouygues Telecom s’impose avec 52 % du marché des revenus, Free-Groupe Iliad 27 % et Orange 21 %. Le ministre français de l’Économie a souligné que cette reconfiguration représente « une étape déterminante pour la structuration européenne du secteur », tout en insistant sur l’importance d’une analyse rigoureuse par les autorités concurrence.
Le marché reste cependant sujet à des incertitudes, car l’opération est encore soumise à l’examen final des services de régulation. Les abonnés devront s’adapter à une nouvelle dynamique sans perturbations immédiates dans leurs services.












